Tafe : « J’ai toujours aimé la sculpture »

Crédit : Delphine Barrais
Image
Image
Image
Image
Image
Image

Il va présenter une trentaine d’œuvres à la galerie Winkler, des sculptures principalement, qui raconteront la lune. Tafe, avec son exposition, espère participer à la préservation d’un patrimoine.

« Au début, je suis parti sur le calendrier lunaire », indique l’artiste Tafetanui, alias Tafe. Mais la thématique s’est avérée « trop fermée ». Pour sa prochaine exposition en solo prévue au mois de mars, il a donc pris pour sujet la lune en général.

Installé dans la vallée de la Papeno’o, l’artiste vit au rythme de la nature, il pêche en fonction des recommandations du Tarena. « Et ça fonctionne ! » Ses œuvres illustreront le calendrier lunaire, les phases de la lune et leur nom, les indications, l’astre et ses impacts… L’objectif, pour Tafe, étant de « préserver la connaissance et le patrimoine », « d’éveiller la curiosité à ce sujet », « de dire que ça existe pour ne pas oublier ».

L’artiste a toujours aimé la sculpture tout comme son grand-père. « Il sculptait le bois, j’ai grandi dans la poussière », résume-t-il. En sortant du lycée, une fois son baccalauréat en poche, il s’est inscrit en BTS design à Toulouse, ou plutôt il a essayé. « En fait j’ai loupé le coche, je suis arrivé trop tard. Pour ne pas rester un an sans rien faire, un oncle m’a encouragé à entrer au CMA. » Une révélation.

« Je me suis rendu compte que je ne connaissais pas ma culture. » Son passage au Centre des métiers d’art (CMA) a nourri sa pratique artistique. Ses nouvelles découvertes et connaissances l’ont amené à apprendre le tahitien. « Je voulais aller à l’écoute des anciens pour mieux comprendre l’histoire, pour aller plus loin spirituellement et culturellement. »

Puis il a pratiqué, et cheminé. « On me considère comme un sculpteur sur bois », constate-t-il, « mais je fais un peu de tout, de la résine, de la pierre, je peints ». Surtout, depuis peu, il vit de son art. Chichement, mais sûrement.

Image
Image
Image
Inscrivez-vous sur la newsletter !

© 2026, Motu Magazine - tous droits réservés.
Développé avec I